Les bactéries transforment le plastique en un produit qui a le goût et l’odeur de la vanille

Les bactéries transforment le plastique en un produit qui a le goût et l'odeur de la vanille

Les bactéries transforment le plastique en un produit qui a le goût et l’odeur de la vanille

Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg, en Angleterre, ont découvert comment transformer le plastique en vanilline.
La vanilline est la saveur de la gousse de vanille. Découvrez notre article sur le prix de la vanille.
Pour cette étude, les chercheurs vont utiliser une simple bactérie appelée Escherichia coli (E. coli) pour convertir le plastique présent dans les bouteilles en PET pour retrouver l’odeur et le goût des gousses de vanille.
Le saviez-vous que l’entreprise IBM a crée une méthode qui va transformer les déchets électroniques en plastique à usage médical.
Une étudiante de 19 ans crée un mécanisme pour éliminer les plastiques des océans.
Aujourd’hui, de nombreuses études montrent qu’une bactérie conçue dans un laboratoire utilise une série de réactions chimiques pour transformer de l’acide téréphtalique, une molécule dérivée du PET, en un mélange synthétique contenant une grande quantité de vanilline.
Même avec l’odeur et le goût de la vanille, les scientifiques ne savent pas si cela peut-être utiliser pour faire un gâteau magique à la vanille.
« C’est le premier exemple d’utilisation d’un système biologique pour transformer des déchets plastiques en un produit chimique industriel précieux et cela a des implications très intéressantes pour l’économie, mais nous avons encore besoin de plus de tests pour voir si la vanilline synthétique est propre à la consommation », explique la chercheuse Joanna. Sadler.

Transformation du pet en arôme de vanille 

 

Les bactéries transforment le plastique en un produit qui a le goût et l’odeur de la vanille. Pour la transformation du plastique en vanilline, il faut effectuer la transformation par une réaction douce, qui utilise un catalyseur cellulaire produit à partir de matières premières renouvelables, sans avoir besoin de substances réactives supplémentaires qui pourraient générer des déchets dangereux pour la santé et l’environnement.

Il faut utiliser la température ambiante avec le PET pour la perméabilisation des cellules, capables d’augmenter le flux vers le produit final.
Ce processus a créé une vanilline synthétique, produite par fermentation microbienne artificielle.
Le taux de transformation du plastique post-consommation en vanilline non naturelle était de plus de 79 %.

Vanille vs PET

Les bactéries transforment le plastique en un produit qui a le goût et l'odeur de la vanille
Les bactéries transforment le plastique en un produit qui a le goût et l’odeur de la vanille
La vanilline est utilisée par l’industrie dans la fabrication de produits cosmétiques et alimentaires, principalement en raison de l’odeur caractéristique et de la saveur incontournable de cette épice.
Il est vrai que la vanille va faire voyager nos papilles lorsqu’on réalise une recette.
La substance est également utilisée dans la formulation d’herbicides, d’agents anti-mousse et de produits de nettoyage, avec une demande mondiale qui dépasse 37 000 tonnes par an.
Le polyéthylène téréphtalate, communément appelé PET, est un plastique solide et léger fabriqué à partir de matériaux non renouvelables tels que le pétrole et le gaz. Chaque année, le monde produit plus de 50 millions de tonnes de déchets PET, causant de graves problèmes pour l’environnement.
Les systèmes de recyclage des matières plastiques se sont développés ces dernières années, mais ils sont encore inefficaces car, la plupart du temps, ils créent des sous-produits polluants qui continuent d’être déversés dans la nature sans soins appropriés. Ainsi, selon les chercheurs, transformer le PET en substance consommable est beaucoup plus efficace.
« Notre travail remet en question la perception du plastique comme un déchet problématique et, au contraire, démontre son utilisation comme une nouvelle ressource de carbone à partir de laquelle nous pouvons obtenir des produits de haute valeur avec une matière première abondante et renouvelable », explique le professeur Stephen Wallace, auteur de l’étude.

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